L’origine « des crises » chez l’enfant?

Bonjour à toi 🙂

Dans cet accompagnement je vais te guider vers la compréhension des crises de l’enfant. Qu’est ce qui déclenche chez lui des tempêtes émotionnelles si fortes: Crise de nerf, caprices, colères, chagrins, oppositions… Tous ces mots décrivent une même chose: « la tempête émotionnelle ».

Tout ce que je vais te dire se base sur un super livre d’Isabelle Filliozat, « J’ai tout essayé! » ( tu as plus qu’à cliquer ICI pour l’acheter, je te promet il vaut vraiment le coup!) Ce livre permet de comprendre les comportements inappropriés de l’enfant et pourquoi toutes les méthodes que tu as utilisé jusqu’à présent pour te faire obéir n’ont jamais fonctionné.

Mon but c’est de te partager ce que j’ai pu apprendre pour t’aider à mieux comprendre l’enfant, à mieux communiquer avec lui et que tu puisses modifier ton positionnement face « aux crises » et comportements inappropriés de l’enfant.

Je te préviens tout de suite, il n’y a pas de recette miracle, j’aurai adoré te donner une solution magique mais je suis pas vraiment en accord profond avec le fait que l’enfant doit être parfaitement adapté à l’adulte. Je m’explique:

Nous attendons de l’enfant qu’il soit un « mini » adulte. Nous le voulons parfait, sans défaut, sans éclat, qu’il bouge pas, qu’il pleure pas, qu’il fasse ce qu’on attend de lui, qu’il aille la ou on veut qu’il aille, qu’il partage, qu’il soit poli, qu’il soit jamais en désaccord, qu’il obéisse à toutes nos exigences… Désolée de te décevoir mais ça s’appelle une poupée robot programmée et calibrée. Ce qui n’est pas du tout le cas d’un enfant…

L’enfant est un être en construction. Ce qui veut dire qu’il a aucune maitrise sur les émotions qu’il vit. Toi en temps qu’adulte, ton cerveau est censé être arrivé à maturité enfin j’espère pour toi (ça va je rigole, le prends pas mal) donc finalement, toi tu dois pouvoir avoir une certaine maitrise sur tes émotions. C’est cette maitrise qui va te permettre de prendre le recul nécessaire pour arriver à te positionner différemment face à la tempête émotionnelle de l’enfant. En gros, je suis en train de te dire d’essayer de ne plus t’énerver quand il s’énerve, parce que finalement, tu ne peux pas l’aider à traverser ce qu’il est en train de vivre si toi même tu n’arrives pas à contrôler tes émotions.

S’il a un comportement qui te déplaît fortement il faut que tu en cherches l’origine. C’est à dire, qu’il faut que tu cherches à comprendre, pourquoi à chaque fois que tu lui demande d’aller à la douche il ne veut pas, pourquoi chaque fois que tu le couche il hurle pour que tu reste avec lui ou te demande 45 verres d’eau, pourquoi à chaque fois que tu lui refuse quelques choses dans le magasin il se met à se rouler par terre en hurlant? Si c’est si répétitif dans ton quotidien et surtout celui de ton enfant, c’est peut être parce qu’il y a une bonne raison. Allez, je te donne les 5 principales raisons qui déclenchent un comportement excessif ou inapproprié de ton enfant :

LES 5 RAISONS QUI DECLENCHENT LES « TEMPETES EMOTIONNELLES »

SON RESERVOIR AFFECTIF N’EST PAS REMPLI : 

Pour que l’enfant puisse bien grandir il faut répondre à ses besoins. L’enfant a vraiment beaucoup de besoins, tellement que je t’en ai fait un accompagnement qui s’appelle « les besoins de l’enfant » , je te le met ICI si tu veux en savoir plus 🙂

Un des besoins fondamental de l’enfant est L’AFFECTION. Tu peux l’imager comme un réservoir. Pour avancer l’enfant a besoin de carburant et le carburant chez lui c’est l’affection.

Quand l’enfant va avoir soif, il va être grognon et il va réclamer pour que tu lui donne à boire et il ne sera pas bien tant que tu n’auras pas répondu à son besoin. C’est exactement la même chose quand son réservoir d’amour, d’affection n’est pas rempli à fond il va pleurer, faire des crises ou avoir un comportement inapproprié tant que tu n’auras pas répondu à son besoin.

Si son réservoir affectif est trop vide il se sent mal et en plus, il est forcement dépendant de sa figure d’attachement (la personne qui s’occupe le plus de lui donc potentiellement toi) pour le lui offrir puisqu’il ne peut pas « s’auto-affectionner ». Ce qui est incroyable, c’est qu’il s’agit d’un besoin vital, un besoin aussi important que de boire ou de manger. Tu comprends ce que je veux te dire? Ce n’est pas une envie, c’est un réel besoin physiologique.

Malheureusement, il arrive peut être qu’avec ton quotidien hyper actif, tu ne penses pas à vivre un moment de jeux ou de tendresse quotidiennement avec l’enfant. T’inquiète pas, je vais te rassurer, il faut que tu cales seulement 10 minutes dans tout ton programme pour offrir un moment de partage en pleine conscience avec l’enfant pour remplir à fond son réservoir affectif. Tu as vu comme tu peux rapidement répondre à ce besoin et t’éviter peut être des crises répétitives quand tu rentres du boulot si tu bosses ou toute la journée si tu t’en occupe à temps plein. C’est pas parce que tu es avec l’enfant toute la journée que tu vis des moments qualitatifs avec lui parce que la spirale des tâches à faire est infinie et la charge mentale si importante que parfois clairement, on a même pas le temps de penser à prendre 10 minutes avec l’enfant.

La règle, c’est de tout couper ( téléphone, télé, tâches ménagères etc…) pour vivre un moment de pleine conscience. Ça veut dire, que tu fais QUE passer du temps avec l’enfant sans rien faire d’autre. Oui parce que tu vois je t’imagine en train de plier ton linge et vite fait remuer le repas pendant que tu es finalement en train d’écouter l’enfant te raconter un truc de ouf qu’il a vécu dans la journée à l’école…

Un jour, je me suis rendue compte que je prenais jamais le temps de prendre le temps, alors j’ai changé ça et tu verras qu’en plus de remplir le réservoir affectif de l’enfant tu vas remplir le tien et la qualité de votre relation va clairement changer.

LA DECHARGE EMOTIONNELLE:

L’enfant au cours de la journée est exposé a énormément de stimulations qui vont charger son cerveau en tensions. Quand les stimulations sont très nombreuses, les tensions vont être trop importantes et le cerveau immature de l’enfant ne va plus savoir les gérer.
Un simple refus de ta part pour manger un bonbon à 18h30 (bah oui, ce n’est plus l’heure donc tu as raison de dire que ce n’est pas possible) va déclencher chez l’enfant une crise, une tempête émotionnelle pour éliminer ce trop plein. En réalité l’enfant ne veut pas nécessairement ce bonbon, il a juste besoin d’éliminer la tension qu’il a accumulé tout le long de la journée et c’est ce bonbon qui va avoir cet effet apaisant. Le cerveau se souvient que lorsqu’il a mangé un bonbon il y a une dose d’hormone du plaisir qui se déverse dans le cerveau. Ce déversement va grandement apaiser la tempête émotionnelle. Quand tu refuse « la dose » d’apaisement c’est la crise!

Il y a une astuce pour permettre à la tension de ne pas se décharger dans un lieu public par exemple dans le supermarché comme j’ai déjà pu te le dire dans le billet  » les caprices n’existent pas ».
Tu peux anticiper en lui donner un but, une mission a faire dans cet endroit comme par exemple » tu t’occupes des pommes et tu appuies sur le bouton vert de la CB ».  Cela permettra à son cerveau de se canaliser et lui éviter de se charger d’avantage en tensions.

Et si c’est trop tard, que la tension explose, il faut juste prendre l’enfant dans les bras et l’accompagner dans cette épreuve. Faire preuve d’empathie et non pas le juger et le punir…. Crois-moi, ce n’est pas facile pour lui de vivre cette tempête émotionnelle, il n’éprouve aucune plaisir, c’est même douloureux.

LE BESOIN DE STIMULATIONS: 

Souvent, on demande à l’enfant de bien se comporter, de ne pas toucher aux choses qui sont fragiles, de ne pas bouger… Je te donne un exemple concret: Imagines que tu es dans la salle d’attente, il y a beaucoup de monde, il y a une table avec quelques bibelots et une tonne de petites cartes de visites et des flayers. L’enfant est assis sur une chaise ça fait une demi heure parce que le médecin est en retard. Il s’ennuie vraiment et il commence à se lever à tout toucher, il commence à sauter un peu partout… Il n’arrive plus à rester bien assis comme un adulte pourrait le faire. Et puis toi tu vas lui répéter plusieurs fois: «  reste tranquille, bouge pas, arrête de te lever, sors tes mains de la… » puis ça va commencer à t’énerver parce que tu sens les regards des gens se figer sur lui… Tu visualise ce moment très gênant ou tu as clairement envi partir et tant pis pour le rendez vous?

En réalité il ne peut pas rester assis sans objectif pendant aussi longtemps. Il a déjà fait un fort effort pour ne pas bouger pendant 10/15 minutes mais il ne peut pas plus. S’il se met à bouger et trépigner ce n’est pas pour t’embêter mais parce que c’est impossible pour lui de se contrôler. Il désobéit de façon involontaire. C’est trop dur pour lui de rester tranquille son cerveau ne lui permet pas. Jusqu’à au moins 7 ans l’enfant découvre par le toucher, par le mouvement, par la vue, par les sens tout simplement. Lorsqu’il se lève et touche à tout en réalité il est en train d’imprégner l’environnement dans son cerveau et il apprivoise le monde qui l’entoure.

Pour éviter ce genre de situation qui est désagréable, penses à prendre un jouet, un jeu ou quelque chose qui pourra contenir l’attention de ton enfant pendant ce moment d’attente.

LES MALENTENDUS : 

Je vais te sortir la situation classique d’un malentendu entre toi et l’enfant:

Tu dis à l’enfant: « Ne traverse pas la route » et il te regarde droit dans les yeux et il traverse la route. Je t’entends penser « alors tu vois qu’il désobéit exprès, qu’il m’affronte ». Eh bien pas du tout tu vas pas en revenir!

Quand tu vas dire à l’enfant : « Tu te moques de moi, je viens de te dire de ne pas traverser la route !!! » Ton enfant va te regarder et ne pas du tout comprendre pourquoi tu t’énerves et tu lui cris dessus. Parce que le tout petit ne comprend la négation. C’est un concept trop complexe pour son cerveau en construction. Quand tu lui dis :  » Ne traverse pas la route » il entend:  » traverse route ». Quand il va courir sur la route il ne fait qu’obéir à l’ordre qu’il a entendu. Ce n’est pas une provocation c’est un malentendu.

Je vais te donner une clé pour que ton enfant comprenne bien ce que tu as à lui dire!

N’utilises pas la négation et dis ce que j’attend de l’enfant et non pas ce qu’il ne peut pas faire.

C’est clairement très difficile à mettre en pratique mais petit à petit cela devient plus facile à force de se reprendre. Dans cet exemple tu peux lui dire : «  la route c’est pour les voitures, marche sur le trottoir » . Il entendra  » route voiture, marche trottoir »

LE NON RESPECT DES RITUELS:  

Les rituels sont très importants pour les enfants.  Ce qui peut sembler anodin pour l’adulte peut provoquer de grandes angoisses pour l’enfant qui va le conduire à avoir un comportement inapproprié.

Imagine que le rituel habituel c’est : maison, jeux, bain, repas, dodo.
Mais un jour tu échanges et tu fais le repas avant le bain.
L’enfant va se mettre à se rouler partout par terre, hurler et refuser de manger. Ce n’est pas un caprice, c’est un enfant complètement perdu. Il y a une période ou l’ordre, les rituels sont très importants: c’est la période sensible de l’ordre (je t’en parle dans un billet ICI).
Il te faudra donc être indulgente parce que les petits détails pour lui sont d’une grande importance 🙂

Voilà, je viens de te présenter les cinq principales raisons qui déclenchent les tempêtes émotionnelles de l’enfant.

J’aimerai te sensibiliser au fait que l’enfant est tellement vulnérable et fragile… Il a besoin de toi adulte pour l’aider et l’accompagner. Le guider vers ce qu’il peut faire. Pour prendre le temps, pour le laisser se tromper et l’aider à réparer.

Nous sommes responsable de la façon dont on éduque l’enfant. Et donc responsable de l’implication que l’on a auprès de lui. Il a tant besoin de nous, de notre disponibilité, de notre empathie, de notre amour, de notre patience, de notre écoute…

Nous passons à coté de l’enfance car nous sommes trop exigeants avec l’enfant. Nous usons d’outils qui violente et brise la relation. L’enfant n’a pas besoin d’être dominé pour obéir, comprendre et apprendre. Mais d’être accompagné et guidé. Voilà, j’ai vraiment à coeur que l’enfant soit accepté tel qu’il est avec ses fragilités.

Il est nécessaire de se détacher de cette vision éducative dominante, agressive et violente. Oui j’ose le dire violente! Car quelle violence d’imposer ses exigences, ses besoins et ses choix à l’enfant sans jamais lui demander ce que lui aimerai, sans écouter ses besoins, sans entendre ses choix.

Ce sera surement l’objet d’un de mes accompagnements mais pour le moment, j’espère que j’aurai pu t’aider et te permettre d’avoir une autre vision sur les tempêtes émotionnelles de l’enfant 🙂

A bientôt dans le prochain accompagnement que tu auras choisi !