Bien démarrer dans l’éducation respectueuse.

Dans cet accompagnement, je vais te donner quelques pistes sur l’éducation respectueuse afin de t’accompagner vers un cheminement personnel car s’il y a bien une chose que tu vas pouvoir découvrir c’est que ce type d’éducation demande à casser tous les schémas et les codes inscrits en nous. On va commencer par définir l’éducation respectueuse

QU’EST CE QUE L’ÉDUCATION RESPECTUEUSE?

Pour moi le fondement de l’éducation respectueuse c’est l’accompagnement de l’enfant dans son développement en prenant en considération l’intégralité de ses besoins, en respectant les droits de l’enfant tout en favorisant une communication non-violente et constante avec l’enfant afin de créer une relation de totale confiance en offrant une présence aimante, chaleureuse et rassurante.

J’avoue que ça fait une grosse définition bien complexe à digérer mais ne t’inquiète pas tout au long de cet accompagnement je vais éclaircir tout ça en t’expliquant point-par-point les choses qui sont à intégrer ou désintégrer de ta vie parentale. Comme pour une maison, les fondations doivent être solides. C’est ce que nous allons voir aujourd’hui.

PRENDRE SOIN DE SOI POUR PRENDRE SOIN DE L’AUTRE

La première chose à bien garder en tête, c’est qu’on ne peut pas prendre soin de l’autre si l’on n’est soi-même pas bien. Il est absolument nécessaire que l’on puisse répondre à ses propres besoins avant de vouloir combler ceux de l’enfant. La plupart des échecs que l’on vit n’est que le fruit du non respect de nos propres besoins. Je te donne un exemple, il est 19h30, tu n’as pas dormi depuis 5h30 du matin, tu es donc très fatigué(e). Tu t’aperçois qu’il te reste une tonne de tâches ménagères à faire parce que ce week-end  tu n’as pas fait les choses comme d’habitude parce que tu étais malade. Tu es totalement dépassé(e) par la quantité de choses qu’il te reste à faire alors que clairement ton corps veut DORMIRRRR… Tu visualises la situation, l’état de nerf dans lequel tu peux te retrouver?  C’est à ce moment-là que l’on est trop vulnérable pour vivre une relation apaisée avec l’enfant. Si on est pas bien, on va forcément avoir beaucoup moins de patience voir même être méchant avec l’enfant alors qu’on ne le veux pas tout au fond de nous. Donc prends soin de toi, écoute-toi et  accepte que tu as toi aussi des besoins à combler.

RECONCILIE TOI AVEC L’ENFANT INTERIEUR

Je pense que tu dois bien te demander de quoi je veux parler, non?

Souvent on peut se retrouver à avoir des comportements face à l’enfant qui ne correspondent absolument pas à ce qu’on rêvait d’inculquer à l’enfant. On se surprend même à avoir des comportements identiques à ceux de nos parents qu’on s’était promis de ne jamais reproduire… Mais c’est plus fort que nous! Potentiellement au cours de nos vies, depuis notre plus petit âge, nous avons vécu des injustices, des traumatismes, des choses qu’un enfant ne devrait pas vivre et qui nous conduisent aujourd’hui à ne pas totalement agir dans notre rôle parental comme on le désirait. 

Il faut alors que faire un processus de guérison en fouillant dans le passé pour retrouver ce qui a pu choquer l’enfant qu’on était et qui nous conduit, aujourd’hui, à avoir une attitude « violente » avec l’enfant. Encore une fois, je vais te traduire ça par un exemple, car je trouve ça plus parlant: imagine que tu ne supporte pas que ton enfant fasse tomber un verre au sol. Tu pètes littéralement un plomb. A ce moment-là c’est plus fort que toi, tu vas avoir un geste, un acte violent (la violence comprend les cris, les punitions et les coups).

Tu visualises ce genre d’émotion? Cet élan presque impossible à arrêter tant c’est un réflexe pour toi? Il faut chercher l’origine de cette réaction. Est-ce qu’on réagirait comme ça par rapport à ce que l’on a nous même vécu enfant?   Dans cet exemple, tu peux imaginer que tu as vécu des hurlements, des fessées ou autres formes de violences qui te conduisent aujourd’hui à agir de la même manière avec l’enfant. Tu ne fais alors que reproduire à l’identique ce que tu as vécu car l’enfant que tu étais est traumatisé et donc se révèle aujourd’hui ainsi… 

Tu comprends le processus?  Il faut alors rassurer cet enfant intérieur en lui expliquant avec des mots d’adultes que ce n’était pas si grave, qu’un verre ça se change, que l’on peut ramasser et surtout que cela ne nécessite pas une réaction violente.

Parfois aussi, cela se traduit par de la distance, par de l’amour conditionnel, par du mépris, par toutes sortes de réactions que l’on peut avoir avec l’enfant et que nous regrettons immédiatement. Si tu regrettes le geste que tu as pu avoir à l’instant même ou tu l’as eu, je peux t’assurer que tu as des choses à guérir émotionnellement. 

Peut-être que tu peux prendre un cahier, noter toutes les fois où tu t’emportes sans raison suffisamment valables, de façon incontrôlée et chercher l’origine de ta réaction. Puis à chaque fois réfléchir à la façon dont tu peux rassurer ton enfant intérieur pour pouvoir te débarrasser de ce mauvais schéma émotionnel.

Je te parle d’une chose très difficile à faire seul, beaucoup se font accompagner parce que nous avons pas tous eu la chance d’avoir une enfance heureuse alors ce travail sur soi demande de faire surgir des douloureux moments de vie que l’on a cherché à enfouir profondément en soi. En tout cas, ce travail sur soi demande beaucoup de courage mais aussi d’amour. Car combien il faut aimer l’enfant pour chercher à s’améliorer au point de voir surgir des moments que notre cerveau à laisser dans l’inconscient tant ils ont blessé. Mais la délivrance de cet enfant intérieur détruit vaut vraiment le coup… Je ne te pousse pas à le faire mais je sais combien il est salvateur dans ce cheminement alors je t’encourage 🙂

APPRENDRE LES BESOINS DE L’ENFANT

Je t’assure qu’on ne peut pas réussir à appliquer la bienveillance en tout point si on ne connait pas l’enfant. C’est capital, il faut connaitre les besoins de l’enfant dans l’intégralité et bien les garder en tête à chaque instant. Plus on connait l’enfant, ses réactions, le pourquoi de ses agissements, plus il sera facile de réagir avec « intelligence » plutôt qu’avec nos propres émotions quand une situation délicate s’impose à nous.

J’ai fait un accompagnement sur les besoins de l’enfant où je t’explique en détails tout ce dont a besoin l’enfant pour vivre, grandir et développer tout son potentiel. Je t’encourage à  le lire comme prioritaire par rapport aux autres 🙂

CONNAITRE SES PRIORITES

Dans l’éducation respectueuse, les besoins de l’enfant sont au centre de l’attention parental.  L’enfant étant en construction, il est essentiel que l’on puisse bien connaitre nos priorités vis-à-vis de lui.

La vie est faite de compromis que ce soit pour vivre avec son conjoint, en société ou amicalement. C’est la même chose avec l’enfant. Il est important que l’on puisses faire des compromis pour lui. Attention, je ne dis pas du tout d’arrêter de vivre et de ne vivre que pour lui, au contraire!! Ce serait du sacrifice et un sacrifice ça coute trop créant des rancoeurs et des souffrances.

C’est très important que tu puisses continuer de t’épanouir personnellement et pour se faire tu peux passer le relais à toutes les personnes en qui tu as confiance ou déléguer tes tâches quotidiennes pour pouvoir libérer ton temps et garder ton énergie positive.

Ce que je veux te dire, c’est qu’il est important pour l’enfant de passer des moments de qualité avec toi. Que tu ne sois pas dans le conflit permanent et pour ça, peut être que tu dois revoir tes priorités. Quand on rentre le soir on est complètement dans notre monde, on a dans notre tête un programme bien défini, une suite de tâches à exécuter pour qu’on en finisse au plus vite et qu’on puisse se poser enfin après l’avoir mérité. Et souvent, on se surprend à faire les choses machinalement sans vraiment faire profondément attention à l’enfant. On oublie le plus important… De remplir nos réservoirs affectifs. Ce sont eux qui libèrent l’ocytocine nécessaire pour s’apaiser et se sentir bien.  Et c’est là que je veux en venir, est-ce qu’on prend ce temps pour remplir notre réservoir et celui de l’enfant? 

Pour le bien de l’enfant, il faudrait qu’il puisse recevoir 10 minutes d’attention en pleine conscience avec son parent. C’est à dire 10 minutes ou rien ne peut entraver à ce moment d’échanges…on coupe le téléphone, on coupe les pensées, le train de tâches ménagères et la charge mentale…tout ce qui peut empêcher de pleinement passer du temps avec l’enfant. 

Tu sais pourquoi? Parce que sans ce moment dans la journée, il ne peut pas vivre paisiblement, il ressent du stress qui le conduit à avoir des comportements inappropriés : les pleures le soir alors que tu es épuisé, les crises pour tout et n’importe quoi, les 50 levés alors que tu as vraiment besoin d’un moment que pour toi… Et c’est normal, tu as besoin de prendre soin de toi! 
Tous ces moments que l’on redoute sont souvent dus au réservoir affectif vide de l’enfant.
Il en a besoin, il le réclame comme il le peut parce que c’est un état qu’il ne peut pas exprimer avec des mots puisqu’il n’y a pas vraiment d’explication à ce qu’il vit. C’est un besoin aussi important que celui de boire ou de manger et que seul le parent peut lui apporter. Pour remplir le réservoir affectif de l’enfant, il faut passer seulement 10 minutes dans une journée de 24 heures avec lui sans distraction. En 10 minutes, on évite tous les conflits que je t’ai cité plus haut.
Je ne peux que t’encourager à en faire une priorité dans ta vie parentale. 

Trop souvent nous avons tendance à être très exigeant avec l’enfant. Nous avons milles et une règles, milles et une attentes que notre enfant doit suivre à la lettre pour nous rendre heureux. Mais est-ce que cela nous rend vraiment heureux de vivre milles et une tension dans la journée parce que l’enfant ne fait pas ce qu’on attend de lui? Est-ce que chacune des règles établies, ont une réelle nécessité? Est-ce que l’enfant à la possibilité et la maturité physique et psychique de faire ce que l’on attend de lui? N’oublie pas qu’il est en construction et que tout ce que tu lui apprends prend du temps, qu’il faut recommencer encore et encore avant d’avoir acquis parfaitement le geste attendu. L’enfant apprend par le jeu et l’imitation et il a des étapes de développement cérébral et physique qu’il faut respecter.

CONNAITRE LES ETAPES DU DEVELOPPEMENT DE L’ENFANT

L’enfant n’a ni les capacités cérébrales, ni les capacités motrices, ni l’expérience pour être excellent en tout et partout. La clé c’est de se mettre à la hauteur de l’enfant pour que tu puisses voir avec ses yeux et comprendre le monde avec son niveau de développement cognitif, moteur et émotionnel. En se mettant à la place de l’enfant, on lui offre la possibilité de comprendre ce qu’il ressent. Je t’ai créé un accompagnement spécial sur les étapes du développement que tu peux retrouver ICI.

CONNAITRE VRAIMENT L’ENFANT?

Tout être humain est différent, en tant que professionnel ou parent de plusieurs enfants il te faut toujours t’adapter à l’être humain qui est en face de toi. Un enfant n’est pas un autre et ce même au sein d’une fratrie. C’est important de prendre en considération ses envies, ses centres d’intérêts et d’observer comment LUI a besoin d’apprendre et grandir. Il est nécessaire qu’il sache qu’il est aimé tel qu’il est, qu’il peut être entièrement lui, que l’amour que tu lui portes n’est pas conditionnel.
C’est en établissant ce lien de confiance, que l’enfant pourra t’exprimer ce qu’il ressent au fond de lui et qu’il apprendra à avoir l’attitude adéquate au message que tu veux lui faire passer.

Je vais te clarifier ce que je suis en train de te dire: imagine que tu viens de récupérer ton enfant chez l’assistante maternelle ou à l’école s’il est plus grand. Tu franchis la porte d’entrée de la maison et il se met à hurler, à taper des pieds partout… Bref, il te fait une crise monumentale… Tu ne sais pas comment réagir.

Je te dirais juste une chose quand tu vis ce genre de situation, place-toi en égal, et essaie de comprendre le message caché qu’il essaie de te faire passer derrière ce comportement inapproprié. Potentiellement, il te fait pas une crise pour le plaisir ou pour t’embêter, il est en train de te signifier que sa journée a était très contrariante et qu’il n’est pas content d’avoir été séparé de sa figure d’attachement aussi longtemps. Toutes les tensions qui ce sont accumulées tout au long de la journée peuvent enfin sortir puisqu’il sait que ton amour pour lui est inconditionnel et que donc il peut être libre de vider « son réservoir de tensions ». Alors notre rôle ce n’est pas de sévir c’est plutôt d’accompagner et de le prendre dans les bras et de lui dire « Tu es très en colère, je comprends ». Et quelque part, on a pas vraiment besoin de parler car souvent l’enfant à juste besoin de contact physique pour s’apaiser.

Finalement, il faut apprendre à décoder le message qui se cache derrière un comportement inapproprié. Souvent tu peux voir que l’enfant dit NON mais il veut dire OUI. C’est à nous en tant qu’adulte qui avons les capacités intellectuelles d’analyser la situation de modifier notre comportement en ne répondant pas de façon agressive mais en accueillant l’émotion et en accompagnant l’enfant pour lui apprendre à la décharger de la façon plus appropriée. Mais comme il n’est pas mature il ne pourra pas le faire alors c’est plutôt à nous de changer notre vision.

ACCEPTE QUE TU PEUX AVOIR UNE PART DE RESPONSABILITE

Parfois, il peut t’arriver de ne pas prendre en compte l’intégralité des besoins de l’enfant parce que tu as envie de profiter de ton week-end pour souffler de ta semaine de boulot. Tu as envie d’aller voir tes amis, faire du shopping ou te promener et prendre l’air avec ta famille et c’est tout à fait normal…

Dans cette situation, tu as tendance à partir en début d’après-midi pour pourvoir bien profiter de ta journée alors tu fais sauter la sieste de l’enfant. Tu te dis que pour une fois c’est pas très grave. Mais en réalité, quand tu vas sortir, tu vas vivre un calvaire parce qu’il ne va faire que pleurer, il va vouloir les bras, ne pas coopérer… Et au lieu de passer le superbe moment que tu t’étais imaginé et que tu avais besoin de vivre, tu vas être super frustré(e). Quand tu vas rentrer à la maison, tu vas en vouloir à ton enfant, tu vas être profondément déçu et tu vas garder dans ton cœur cette rancœur. Et au fil de l’accumulation des rancœurs cela va créer petit-à-petit une distance entre toi et l’enfant….

Et bien là, je suis désolée de te le dire mais c’est un peu de notre faute si ça c’est passé ainsi, on a pas répondu au besoin fondamental de l’enfant en l’occurrence le besoin de sommeil, ce qui a engendré l’attitude désagréable de l’enfant… Il aurait fallu juste attendre 1 heure ou 2 que l’enfant puisse se reposer et la journée ce serait passée à merveilles.

Et c’est la même chose pour tous les besoins de l’enfant. La plupart des crises et comportements inappropriés de l’enfant viennent du fait que les besoins fondamentaux ne soient pas respectés.

L’ENFANT A BESOIN D’EXPRIMER SES EMOTIONS

Si on contrôle en permanence les émotions de l’enfant, nous ne lui laissons pas la chance de s’en débarrasser.
Imagine que tu reçois un colis en retard alors que c’était l’anniversaire de ta soeur le soir et que du coup tu te retrouve sans cadeau à la soirée… Tu vas être en colère et tu auras besoin de râler que ce soit en toi-même, envers le livreur ou en le partageant avec ton conjoint ou autre personne de ton entourage parfois même à plusieurs personnes. Et bien là, imagine que tu dois te taire et ne rien dire. Tu gardes ça en toi et surtout tu ne le partages à personne…

C’est la même chose pour l’enfant, souvent, l’adulte à tendance à faire cesser les larmes, le désarroi de l’enfant en disant: « Allez ça suffit, sèche-moi ces larmes » ou « Tu n’as pas besoin de crier, de taper des pieds, arrête tout de suite!!! »… parce que nous avons du mal à supporter leur souffrance.
Mais dans ce cas, on ne laisse pas la chance à l’enfant d’exprimer et faire évacuer le sentiment qui l’envahit. Il vaut mieux prendre l’enfant dans ses bras afin de le rassurer et l’encourager à évacuer en lui disant qu’il a le droit de pleurer, de s’exprimer… et partager sa souffrance avec lui plutôt que de laisser l’émotion « pourrir » son bien-être intérieur.

Tu peux mettre en place tout un tas d’outils pour accompagner l’enfant à gérer ses émotions ( je pense à la roue des émotions, les bouteilles de laine pour exprimer l’intensité de la colère, le bouteille de retour au calme… )

TOI AUSSI TU PEUX DEMANDER PARDON

Eh oui, parfois toi aussi tu peux avoir tort. Et tu en as même le droit et c’est normal. Il te faut alors avoir le même courage que l’enfant et demander pardon. L’enfant a une forte capacité à pardonner et effacer de son coeur le négatif. Si tu as tort, n’ait pas peur de le dire à ton enfant, ça ne fera pas de toi quelqu’un de faible. Car l’injustice est insupportable pour lui et pour nous aussi les adultes. C’est important de lui montrer que nous aussi on est pas parfait.

FAVORISE L’AUTONOMIE DE L’ENFANT

En laissant l’enfant être acteur, tu lui apprends à prendre confiance en lui et en toi. N’oublie pas que l’enfant apprend en pratiquant, si tu fais systématiquement à sa place, il se sent inférieur et croit qu’il n’est pas capable. Quand toi tu penses l’aider, en réalité, tu peux le blesser et le sous-estimer.

COMMUNIQUE SANS VIOLENCE

L’éducation respectueuse passe également par la façon dont nous parlons avec l’enfant. Il ne faut plus avoir recours aux VEO (Violences Educatives Ordinaires) parce que l’enfant n’apprend pas en ayant peur. Il n’y a aucun effet bénéfique au fait de punir, taper ou crier sur l’enfant si ce n’est pour toi l’adulte d’avoir l’impression de dominer. L’enfant va obéir par peur et non par conviction des valeurs que tu souhaites lui inculquer.

L’objectif, c’est que l’enfant puisse réparer son erreur et non pas qu’il paie pour celle-ci. Plus tu réagira dans un objectif de réparation plus l’enfant aura confiance en toi et il n’hésitera pas à te dire lorsqu’il aura fait une « bêtise » ou plutôt une maladresse pour que tu puisses l’aider à mettre en place les outils pour la réparer. C’est bien plus bénéfique que cela se passe de cette façon plutôt que l’enfant recommence et te cache la bêtise pour ne pas se faire punir ou taper.

C’est important qu’il sache qu’il a le droit à l’erreur lui aussi et qu’il peut faire en sorte de la réparer plutôt que de la cacher.

RELATIVISE ET LACHE PRISE

Beaucoup de parents se mettent une pression monstre pour être parfait aux yeux des autres mais ne sont jamais libres d’être eux même avec leur enfant. C’est quand même triste de toujours jouer un rôle, être parent ce n’est pas rentrer dans un personnage, au contraire, c’est vivre pleinement sa relation avec l’enfant.

Tu n’as pas besoin de prétendre être quelqu’un d’autre, ce que tu veux apprendre à l’enfant c’est qu’il puisse être libre. Il faut l’appliquer à toi même. Tu n’es pas parfait(e) et tu ne le sera jamais, c’est ce qui fait de toi cette personne que les autres aime. Si tu te modélises en permanence, tu ne fais que cacher la richesse de ton cœur à l’autre et c’est dommage parce que tu passera toute ta vie à coté de toi 🙂

Je finis ce long accompagnement en te disant que tu n’as qu’à voir le monde à travers les yeux de l’enfant et surtout surtout surtout penser positif en permanence : il marche dans une flaque d’eau ? C’est super! Il va apprendre à découvrir la sensation de froid, d’humidité, il va voir l’eau qui vole et se rendre compte qu’en fonction de l’intensité avec laquelle il saute dans la flaque l’eau éclabousse plus haut… Il renverse son verre d’eau ? C’est super! Il va pouvoir mobiliser sa motricité fine en apprenant à éponger et vider l’eau dans une bassine…. Il a marche sur le sol alors que tu viens juste de passer la serpillière? C’est pas grave! Tu peux lui montrer que ses pieds font des marques et qu’il faut tout recommencer quand il marche avec ces chaussures, il peut même apprendre à utiliser la serpillière avec toi ça développe sa motricité et affine sa concentration 🙂
Tu peux changer ta vision des choses si tu acceptes de prendre les bonnes lunettes pour les vivre.

Et surtout n’oublie pas que comme l’enfant qui apprend la vie, tu apprends à être parent toute ta vie. Ce n’est jamais fini c’est un apprentissage de chaque instant et si tu es professionnel de la petite enfance c’est encore pire puisque chaque enfant est différent tu imagines la quantité d’apprentissage que tu vas pouvoir tirer tout au long de ta carrière 😀

J’espère que j’aurais su t’accompagner au mieux pour découvrir l’éducation respectueuse.

On se retrouve dans le prochain accompagnement que tu auras choisi <3