L’enfant qui tape

Ce billet devrait t’amener quelques petits outils pour gérer cette situation délicate 🙂
Quand j’ai découvert cette chose toute bête sur le cerveau de l’enfant j’ai eu beaucoup de peine pour tous les enfants que l’on catégorise de « méchant », « tyran » et de « petit diable ».

Un réflexe archaïque?

Chez l’être humain il y a trois réflexes archaïques qui sont des mécanismes de défenses et de survie. Ce sont des réflexes primitifs, qui agissent sans que l’on est besoin de faire volontairement l’effort de les actionner.

Il en existe 3 sortes :

  • La fuite : S’enfuir face au danger, lui tourner le dos
  • Etre figé: Ne plus bouger, rester immobile incapable de prononcer un seul mot
  • L’attaque: Taper, pousser, crier, mordre…

Chaque enfant à en lui un réflexe archaïque qui lui est propre et chez certain enfant le réflexe est l’attaque. Ainsi, quand l’enfant tape, mord, pousse etc… il ne le fait pas par méchanceté, mais par réponse automatique à ce que le cerveau prend comme une agression ou comme une atteinte à l’espace vital de l’enfant.

Fâcher, punir ou taper un enfant qui à ce réflexe archaïque n’a aucun sens puisque cela ne va faire naitre dans le coeur son coeur que de la colère et de l’injustice. En revanche, il est très important de l’accompagner pour le guider dans ce réflexe en mettant à sa disposition des outils qui permettent à l’enfant d’exprimer ce réflexe sans blesser un autre individu.

Comment accompagner un enfant qui tape ?

N’oublies pas que l’enfant ne frappe pas pour faire mal mais par manque d’informations et d’outils pour lui permettre de faire autrement quand ce qu’on lui impose est vécu comme une violence, une intrusion, une violation à son espace vital ou ce qui lui appartient.

Comme l’enfant est encore en train de se construire, il faudra dans un premier temps ne pas te laisser agripper par ta propre colère face à ce comportement que tu ne tolère pas. Taper à ton tour, crier ou envoyer l’enfant dans sa chambre ne va pas du tout l’aider à mieux gérer la situation la prochaine fois. Je t’encourage à placer tes propres émotions de coté en te souvenant que ce n’est pas de sa faute. Ce n’est qu’à ce moment la quand tu seras dans une posture d’accompagnement que tu pourras répondre efficacement en aidant l’enfant.

L’idéal serait d’avoir la capacité de ressentir de l’empathie pour l’enfant et d’exprimer qu’on ne lui en veut pas et que nous avons confiance en lui pour qu’il utilise un autre moyen pour se défendre face à ce qu’il perçoit comme une agression. Et oui, parfois toi aussi tu te sens agressée et tu as appris à manier différentes outils pour ne pas répondre à la violence par la violence (et encore, cela reste parfois difficile de ne pas agresser en retour même pour l’adulte, alors pour un enfant…).

Mais c’est aussi montrer à l’enfant comment réagir différemment une fois la tempête émotionnelle passée. Il existe vraiment beaucoup d’alternative à la violence, je t’en liste quelques unes :

  • Les bouteilles de retour au calme avec différent éléments qui brillent pour la remuer très fort
  • Sauter sur place
  • Mordre comme un crocodile dans le vide
  • Souffler très très fort
  • Gribouiller sur une feuille
  • Créer un espace apaisant pour que l’enfant s’y réfugies..

Je t’encourage à chercher ce qui correspond exactement à ce que ton enfant pourra assimiler comme un nouveau réflexe.

J’espère que j’aurai su t’accompagner dans ce billet vers un rapport plus apaisé face aux coups et violences de l’enfant envers toi ou les autres.

A bientôt jolie maman 🙂