Les besoins de l’enfant

Je suis super contente de te retrouver dans cet accompagnement ou je vais te faire découvrir ou te confirmer les besoins de l’enfant. Réponds-tu à l’intégralité des besoins de l’enfant? C’est ce que ce que tu pourras savoir à la fin de cet accompagnement 🙂

C’est vraiment la base, tout ce que je t’explique aujourd’hui doit rester profondément ancré en toi, tu vas pouvoir mieux appréhender l’enfant parce que tu ne peux pas le comprendre si tu ignores ces choses-là 🙂 Je suis ravie de pouvoir t’accompagner! Tu es prêt(e)?

Quand je parle des besoins de l’enfant ceux qui reviennent de façon systématique tant ils nous paraissent évident ce sont tous les besoins physiologiques. Parce qu’ils sont vitaux pour l’enfant mais il y a bien plus que ces besoins-là.

On divise les besoins des enfants en 5 catégories : les besoins physiologiques, les besoins affectifs, les besoins sociaux, les besoins cognitifs et les besoins sensori-moteurs.

On va commencer par ceux qui nous paraissent évident :

LES BESOINS PHYSIOLOGIQUES

Ce sont tous les besoins qui permettent à l’enfant de vivre. Si on n’y répond pas l’enfant meurt. Ce sont les besoins vitaux que l’enfant ne peut pas faire seul au vu de son immaturité et de sa dépendance de l’adulte en son début de vie:

  • Boire et manger
  • Dormir
  • Etre propre (dans le sens changer la couche souillée)
  • Etre habillé ou dans un environnement à bonne température
  • Grandir dans un habitat sain
  • Etre en bonne santé…

LES BESOINS AFFECTIFS (appelés aussi besoins de sécurité)

C’est un besoin extrêmement important qui permet à l’enfant de se sentir apaisé et protégé contre tous types de menaces ou dangers. Ce besoin est très présent chez le tout petit qui a besoin de contact, d’être porté, contenu pour lui permettre de retrouver les sensations qu’il avait à l’intérieur du ventre de sa mère. Et cela se poursuit à chaque nouveauté dans la vie de l’enfant : comme un nouveau moyen de garde, une personne ou un environnement inconnu.

Il est nécessaire que l’enfant sache qu’il est aimé et qu’il reçoive de l’affection quotidiennement pour se développer correctement. Le contact, la proximité ou encore le fait d’être entouré, permet à l’enfant de vivre un sentiment de sécurité affective qui lui donne confiance en lui. Beaucoup des comportements inappropriés de l’enfant ne sont présents que par manque de signe affectif dans la journée.

Tu peux imager ce besoin comme un réservoir affectif qui se rempli grâce à la figure d’attachement. La figure d’attachement c’est simplement la personne qui s’occupe le plus de l’enfant depuis qu’il est nait donc en général la maman. L’enfant a besoin de l’affection de sa figure d’attachement pour libérer ce qu’on appelle de l’ocytocine qui est l’hormone du plaisir ou du bien-être. Cette hormone permet au cerveau de l’enfant de se développer convenablement. A contrario, quand l’enfant manque d’affection et que ce réservoir n’est pas rempli, l’enfant va avoir ce qu’on appelle du cortisol dans le cerveau qui est l’hormone du stress qui va empêcher les connexions cérébrales de se faire correctement, créant ce que l’on appelle des caprices qui sont en réalité l’expression de tout ce stress dans le cerveau de l’enfant.
Le cerveau  » disjoncte » et c’est la tempête émotionnelle. L’enfant a vraiment besoin de se sentir en sécurité affective pour se développer correctement.

D’autant plus qu’Isabelle Filliozat (qui au passage si tu ne connais pas est une belle référence) explique qu’il faut seulement dix minutes avec sa figure d’attachement pour remplir ce réservoir affectif complètement. Et éviter bien des souffrances à l’enfant 🙂 Pense-y, passe dix minutes au minimum par jour à remplir le réservoir affectif de l’enfant en laissant tout derrière toi et en donnant ce temps en pleine conscience à l’enfant. Que ce soit à travers un câlin, un jeu, un moment de partage. L’enfant a besoin de toi 🙂

LES BESOINS SOCIAUX (ou d’estime)

L’enfant a besoin de l’estime de l’autre. Il lui permet d’évoluer positivement, de se sentir accepté et d’avoir l’assurance d’avoir de la valeur aux yeux de l’autre. Pour cela, il a besoin d’appartenir à un groupe, de participer avec les autres, d’être acteur, d’avoir une place dans une communauté, un groupe d’enfant ou dans la fratrie. C’est vraiment super important d’autant plus que suivant la place que l’on a dans la famille cela peut générer des grandes souffrances. J’en ferai un accompagnement plus ciblé si cela t’intéresse.

Je suis sure que même toi adulte, tu apprécies que l’on prenne le temps de te montrer à quel point tu es important. Que ce soit au travail par ton patron, à la maison par ton/ta conjoint(e) ou simplement par tes amis quand tu leur rends un service ou que tu leur tends une oreille attentive.

Alors, protégeons les enfants en les valorisant, en leur disant combien ils sont importants et précieux pour nous. Mettons en avant leurs forces, leurs qualités, ce qu’ils font et que nous l’aimons 🙂

LES BESOINS COGNITIFS (ou de réalisation de soi)

L’autonomie, les essais, les erreurs permettent à l’enfant de s’accomplir et de découvrir ses limites propres. Ils sont importants puisqu’ils permettent à l’enfant de libérer son potentiel mais aussi sa personnalité en faisant ses propres choix.

L’enfant a besoin de découvrir l’environnement, les activités, la nature, les personnes en stimulant ses capacités intellectuelles. Il a besoin d’explorer ses compétences, découvrir ses limites, construire son identité à travers ses goûts, ses croyances aussi sa culture. Finalement en fonction de ce à quoi il aura eu accès.

C’est l’intégralité des stimulations que tu vas mettre à sa disposition qui lui permettent de s’épanouir cognitivement. Il a besoin de comprendre, de connaitre et de découvrir et tout cela pour augmenter sa confiance en lui et libérer les traits profond de sa personnalité.

J’en profite pour dire, que non, nous ne stimulons pas trop un enfant. Un enfant qui n’a pas soif de découvrir ne répondra pas positivement à la stimulation qu’on lui présente. Tout simplement, il ne s’y intéressera pas. En revanche, si l’enfant à soif alors donne lui à boire car ce besoin doit être rempli au même titre que les autres.

Et c’est là qu’intervient le dernier groupe de besoin :

LES BESOINS SENSORI-MOTEURS

Ce sont tous les besoins qui touchent aux sens comme son nom l’indique et aux capacités motrices. Dans ces besoins on peut parler de l’importance de mettre à disposition des stimulations sensori-motrices. L’enfant a besoin de bouger, de découvrir son corps, d’exercer sa motricité globale mais également tout ce qui est motricité fine.
Tout est un prétexte pour manipuler, toucher, goûter, comprendre… L’enfant utilise volontiers tous ses sens car ils lui permettent d’apprivoiser le monde et également son propre corps.

Encore une fois, ce besoin est bien souvent mis de coté. D’autant plus aujourd’hui avec les écrans qui servent de baby-sitter! Attention, je ne juge pas, moi aussi dans les salles d’attentes blindées des médecins, quand ça fait plus d’une demi heure de retard et que mes filles commencent à s’impatienter (moi aussi d’ailleurs!) il m’arrive de sortir cette carte de mon jeu. Mais ce que je veux dire, c’est que bien des comportements inappropriés de l’enfant correspondent à un manque de stimulations. Il faut qu’il puisse libérer toute l’énergie qu’il est en lui pour pouvoir se concentrer sur quelque choses de plus précis.

POURQUOI REPONDRE AUX BESOINS DES ENFANTS ?

On sait aujourd’hui grâce aux études de neurosciences affectives (et je pense évidemment à Catherine Gueguen qui nous l’explique super bien lors de ses conférences) que le cerveau de l’enfant est immature. On parle souvent de l’enfant comme un être en construction mais j’aimerais te donner plus de détails basés sur des études de neurosciences affectives pour que tu puisses bien comprendre ce qu’il se joue là pour l’enfant.

Le cerveau de l’enfant est fragile, vulnérable, malléable et immature. C’est l’environnement de l’enfant, tout ce qu’il va vivre dés sa vie utérine qui va agir en profondeur sur le cerveau et le modifier. Notamment sur les capacités à apprendre, à réfléchir, à raisonner mais aussi les liens affectifs avec les autres et soi même.(Catherine gueguen)

La zone pré-frontale du cerveau de l’enfant n’est pas encore mature. C’est cette partie du cerveau qui nous permet à nous adulte d’anticiper, de prendre sur nous, de raisonner, de patienter, d’être capable de voir plus loin que ce qui nous arrive à l’instant T etc… Ce qui veut dire que l’enfant n’a aucune de ses capacités. Alors, quand on ne répond pas aux besoins d’un enfant, cela déclenche dans son cerveau la libération de cortisol qui est l’hormone du stress. Cette hormone est « toxique » pour le cerveau de l’enfant car en se libérant en grande quantité elle abîme les neurones. En fait les neurones sont remplis de petites connexions. Ce sont ces petites connexions qui sont détruites par le cortisol et parfois tant il est déversé constamment dans le cerveau de l’enfant il fini par tuer totalement les neurones. C’est gravissime puisque ces neuroneslà devraient se retrouver dans la zone pré-frontale du cerveau qui permet à l’enfant d’acquérir toutes les capacités que nous avons nous, les adultes, comme je te l’ai cité juste avant…

Ce qui engendre bien des incompréhensions face aux comportements de l’enfant. Les croyances ont la dent dure affirmant que l’enfant fait un caprice… en réalité les caprices n’existent pas chez le tout petit. Il s’agit de tempêtes émotionnelles qui sont tous simplement une soupape de protection pour le cerveau quand le cortisol est présent en trop grande quantité. L’enfant n’ayant pas de réponse de l’adulte dont il est encore dépendant pour gérer ses besoins et émotions… voit déborder le vase du stresse et fait exploser la soupape : c’est la tempête émotionnelle qui se traduit par un comportement complètement disproportionné, désarticulé et parfois spectaculaire…

Je sais que je casse tous les schémas de ce que l’on pensait connaitre sur l’enfant. J’entends que cela peut être dérangeant et que peut-être tu puisses te braquer. Pour autant, je t’avais prévenu que ce serait pas toujours agréable car cela demande de changer profondément son regard sur l’enfant. Effacer tout et recommencer. Je suis presque certaine que si tu lis ou écoute ces mots, tu as déjà conscience du cheminement qu’il faut faire et que tu es prêt(e) à entamer ce travail sur toi. Car on est loin de l’enfant tyran qu’il faut dompter et tout cela on peut le comprendre que si on décide de changer notre vision de l’enfant.

Le problème, c’est que bien souvent derrière une crise d’un enfant, il y a un besoin caché non comblé. Alors l’idée, c’est que nous en tant qu’adulte ayant acquis toutes ces compétences on puisse accompagner l’enfant en essayant de répondre le plus possible à ses besoins et de voir non pas un enfant « capricieux » mais un enfant en souffrance.

Si je peux te donner une image : quand l’enfant hurle, se roule par terre, te tape etc… imagine qu’il est en sang et qu’il a besoin que tu le rassures. Car dans son cerveau il est véritablement dans cet état de souffrance, de peur et de panique. Personnellement, imaginer mon enfant blessé physiquement m’a beaucoup aidé à prendre du recule sur la situation et à être plus empathique.

J’ai bien conscience que ce n’est pas toujours évident, mais le principal est de toujours faire du mieux qu’on peut. A toi de saisir cette opportunité qui peut te réconcilier avec l’enfant ou de rester sur tes positions, si tel est le cas… peu importe ton choix, je serais toujours là pas très loin si tu as besoin.

On s’arrête la pour cet accompagnement, ça fait déjà pas mal de chose à digérer.

A très vite dans le prochain accompagnement que tu auras choisi 🙂