Les étapes de développement

Je suis ravie de te retrouver dans cet accompagnement, je vais te détailler les différentes étapes de développement de l’enfant. Pour que tu puisses ajuster au mieux tes attentes vis-à-vis de l’enfant et que tu puisses respecter son rythme physiologique. Pour une fois et ce sera surement la seule fois sur ce site, je vais te donner des tranches d’âge. L’idée est de te guider au mieux mais n’oublie pas que chaque enfant est différent et à un rythme qui lui est propre. Tu peux tout à fait te retrouver avec un enfant qui marche à 9 mois et qui parlera qu’à 3 ans et inversement un enfant qui marchera à peine à quatre pattes à 18 mois mais qui parlera déjà. 

Il ne s’agit que de moyennes et de statistiques. Si tu es inquiet/e pour l’enfant, n’hésite pas à aller rendre visite à un médecin, il saura t’orienter vers un spécialiste, si nécessaire, ou au contraire te rassurer. 

Il est capital que tu puisses avoir conscience qu’un enfant n’en est pas un autre et que tu ne peux pas attendre de l’enfant qu’il soit un mini adulte. L’enfant va traverser des périodes sensibles, des douleurs dûes aux dents, des moments de grande fatigue causés par les poussées de croissance, des frustrations car il aimerait faire plus vite que ce que son corps lui permet… tant de choses qui nous demandent de la patience et une grande empathie.
Il va progresser mais il va aussi régresser et tout cela est normal.

Alors si tu dois garder une seule directive aujourd’hui, voici ce qu’elle serait :

« Je m’adapte à l’enfant et je lui propose de faire des choses qui répondent à son besoin actuel même s’il me paraît futile et que je sais qu’il est capable de plus. Si aujourd’hui il a besoin de temps je lui en donne et je prends ce temps pour observer, comprendre et répondre aux besoins de l’enfant. J’adopte une posture aimante, empathique et rassurante parce que j’ai compris qu’il est fragile, en construction et qu’il a besoin de moi comme guide et non comme juge . « 

L’enfant a vraiment besoin d’un modèle. Et qui est le modèle d’après toi? C’est toi qui t’occupes de cet enfant, que tu sois maman, papa ou toutes les personnes qui s’occupent d’enfants. Donc, aide-le à traverser ces étapes avec tendresse, empathie et tolérance. Parce que toutes ces étapes de développement pourront engendrées des comportements que tu peux juger d’inappropriés ou incompréhensibles mais en réalité l’enfant fait vraiment du mieux qu’il peut avec ses fragilités et son état « de construction ». Sois patient(e), souffle et souris tu as la merveilleuse chance d’accompagner l’enfant dans tout ce qui le construira toute sa vie alors profite <3

DANS LE VENTRE DE LA MAMAN

Et oui, je suis sure que cela te paraît fou mais c’est bien dans le ventre de la maman que tout commence. L’enfant va bouger de façon involontaire c’est ce que l’on appelle des réflexes innés. L’enfant réagit aux différents stimuli extérieur et tu peux le voir rien qu’au fait que lorsque tu touches ton ventre il vient se loger sous ta main. 

Il ressent aussi tellement les émotions de sa maman. C’est pourquoi j’encourage toutes les femmes enceinte à expliquer à l’enfant encore dans son ventre toutes les vives émotions qu’elle ressent. Afin qu’il puisse savoir que rien n’est contre lui et tout l’amour que vous lui porter déjà.

Il communique déjà avec l’extérieur, il entend les voix des personnes qui lui parle, la musique… C’est déjà le début de sa vie, tout cela fera partie de son vécu 🙂

A LA NAISSANCE

Les réflexes acquis in utero vont restés et vont être signe d’une bonne santé. Je pense notamment au test des pas que l’on fait avec l’enfant à sa naissance. Si tu ne sais pas de quoi je parle, quand l’enfant nait, il est capable de faire des pas quand tu le tiens suspendu par les bras. C’est ce que l’on appelle le « réflexe de marche automatique ». Il y a également le fait d’agripper très fort les doigts ou cheveux qui se présentent dans les mains de l’enfant. En fait ce réflexe est assez incroyable! Il m’a vraiment surprise il faut que je vous raconte cette anecdote 🙂 

Les scientifiques ont découvert que les enfants serraient vraiment très fort les objets, cheveux ou autres dans leur paume de main au point que l’on doivent écarter doigt après doigt pour le dégager. Alors ils ont pensé que peut-être cela avait un rapport avec le fait de s’accrocher à la maman comme les chimpanzés. Ils ont alors voulu expérimenter en mettant plusieurs enfants sur des plans inclinés et des peaux d’animaux avec de longs poil. Ils se sont vite aperçu que les enfants tenaient très longtemps à la verticale! Prouvant quelque part que ce réflexe servirait si nous avions des poils et de l’importance du portage chez l’enfant. Finalement, le nourrisson a besoin d’autant de contact qu’un petit chimpanzé auprès de sa maman. J’ai trouvé cette expérience géniale, je voulais juste vous la partager car pour moi il est vital d’être proximal avec le tout petit 🙂 

Un réflexe non-négligeable aussi est celui de la succion. C’est lui qui permet à l’enfant de pouvoir se nourrir du lait de sa maman ou du biberon. Sans lui très vite les enfants ne survivraient pas. Donc capitale. Si vous voulez que votre allaitement commence bien n’hésitez pas à mettre l’enfant au sein le plus possible. C’est la stimulation du téton par la succion en plus du cocktails d’hormones qui va permettre la montée de lait. 

Tous ces réflexes sont donc des réflexes innés et involontaires qui vont disparaitre petit à petit au fil du temps pour faire place à des mouvement volontaires. On s’en rend compte quand l’enfant commence à faire des sourires pour répondre aux nôtres, à suivre du regard un objet, à vouloir toucher l’objet même s’il n’y arrive pas encore. 

Il faut aussi savoir que les enfants voient vraiment très très peu. Ils y voient que très près et en noir et blanc et flou en plus! Heureusement petit-à-petit tout ça s’éclaircit permettant aussi à l’enfant de réagir à plus de choses. 

C’est aussi généralement à ce moment que l’enfant commence à sourire intentionnellement. Il montre qu’il participe et apprécie les relations sociales. C’est pourquoi, je t’encourage vivement à parler avec l’enfant. Déjà, il entend, enregistre et apprend son environnement. Mais c’était déjà le cas dans le ventre de la maman ou l’enfant ressentait tout à travers elle. N’hésite pas à expliquer ce que tu ressens que ce soit les chagrins, la colère, la peur, la fatigue. Il sent déjà quand ça ne va pas alors surtout rassure le sur le fait que ce n’est pas lui, que ce n’est pas de sa faute. Et aussi, dis-lui ce que tu ressens de positif. 

On a tendance à taire nos émotions parce qu’on nous a toujours dis que c’était mal. Pourtant, je suis persuadée qu’il est bon d’en parler, de savoir les exprimer pour ensuite plus tard les maitriser. Car en parler c’est déjà s’en séparer. Quand tu dis « ouh la la j’ai eu peur » tu libères ce que tu vis à l’intérieur. C’est si important de ne pas vivre avec ces émotions négatives. Plus tu le fais tôt, plus l’enfant prendre l’habitude de ne pas enfouir ce qu’il ressent comme quelque chose de mal. Parce qu’une émotion n’est ni bonne, ni mauvaise c’est un état. 

VERS TROIS MOIS

 L’enfant commence a tenir sa tête qui était jusqu’à présent très lourde. Si lourde qu’il a fallu travailler dur pour muscler toute la partie supérieure du corps. Les bras et les jambes sont très agités, il adore remuer! C’est aussi vers cet âge qu’il regarde et scrute ses petites mains, il joue avec, les met à sa bouche… Il commence même à attraper quelques objets qu’il secoue maladroitement. C’est le temps des gazouillis et des « arreuhhh » 

AUX ALENTOURS DE QUATRE MOIS

Il prend tellement de forces qu’il peut tenir sa tête pendant de plus longues périodes de temps. Il commence à se mettre sur le coté pour suivre les objets et il se peut même qu’il se retourne. Sur le ventre, il peut alors découvrir plein de nouvelles sensations c’est le moment de lui proposer plein de textures différentes pour lui permettre de maintenir la position en étant captivé par les nouveautés. Ainsi, il va pouvoir se muscler et se positionner fièrement sur ses avant bras. 

VERS SIX MOIS

Les mouvements sont de plus en plus coordonnés. Il réussit maintenant à attraper des objets quand tu lui en tends, il ressert ses doigts pour bien les garder dans ses mains et les ramener jusqu’à sa bouche. C’est ce qu’on appelle « la phase orale ». Il va vouloir tout mettre à la bouche, il a besoin de découvrir par le toucher et le goût. N’hésite pas à lui proposer différents éléments naturels que tu pourras lui donner en vérifiant qu’ils ne soient pas trop petits ou cassables. Je pense notamment aux bois, aux métaux, aux cuirs, aux tissus… Toutes ces choses qui permettront à l’enfant d’avoir des sensations très différentes les unes des autres. 

Il peut aussi commencer à se déplacer. Tu peux lui disposer des jouets assez loin de lui pour qu’il puisse ramper jusqu’à eux. Certains enfants auront déjà adopté le quatre pattes. 

AUX ALENTOURS DE HUIT MOIS

Il tient assis seul sans soutient et apprécie vraiment de pouvoir découvrir le monde en se déplaçant partout! Il se sert de ses mains et découvre son corps : cheveux, oreilles, pieds n’ont plus de secrets pour lui.
Je te conseille de jouer au fameux jeux «  caché! coucou », à exagérer la prosodie de ta voix, à le surprendre avec différentes mélodies… Il aime vraiment ça et il est plus curieux que jamais! 

Et c’est aussi le moment ou il prend conscience que c’est un être à part entière. C’est-à-dire que jusqu’à présent il pensait ne faire qu’un avec la maman. Comme une fusion, pour lui il était un avec maman et non pas deux êtres côte-à-côte. C’est le moment des angoisses de séparation. Il va beaucoup pleurer quand sa figure d’attachement va sortir de la pièce ou le poser au sol… Alors qu’il jouait parfaitement seul il a à présent un besoin constant de réassurance. Sans aucune hésitation je te conseille vivement le portage afin de répondre à ce besoin de sécurité affective et toi d’avoir les bras libres. Je te propose d’aller découvrir l’article «  le portage » qui je suis sure devrait t’intéresser 🙂 

VERS NEUF MOIS

 L’enfant a acquis le quatre-pattes, il rampe et parfois même il se tiennent debout sur leur jambe en se tenant à un meuble. 

Et là je suis presque certaine que tu es tenté de lui offrir un magnifique trotteur pour lui permettre de découvrir le monde et les espaces qui l’entoure. Mais c’est une fausse bonne idée! 

Dans le trotteur, l’enfant ne va pas muscler convenablement ses jambes pour lui permettre de se maintenir debout. Il va s’habituer à se laisser porter et c’est encore pire s’il est mal réglé..
C’est clair que c’est tentant parce que l’enfant veut toujours être debout et c’est épuisant pour l’adulte de le maintenir mais en le mettant dans le trotteur tu risques de retarder l’apprentissage de la marche et d’arquer les jambes de l’enfant. Il vaut mieux respecter les étapes du développement en pratiquant la motricité libre.

Faisant suite à la période d’angoisse de séparation il y a les cauchemars qui font leur apparition. Comme si c’était déjà pas suffisant! Le fait de se rendre compte qu’il est seul et dépendant de l’adulte pour vivre il peut alors ressentir de fortes angoisses qui se révèlent dans l’inconscient. Survient alors les terreurs nocturnes et le besoin presque vital de dormir avec sa figure d’attachement. Je vous en parlais au début de cet accompagnement, là, typiquement, on rentre dans une phase de régression pour les enfants qui dormaient dans leur lit, ils ont de nouveau besoin de présence. C’est simplement en référence avec cette peur de l’abandon très forte. Si en plus, on ne sait pas détecter le besoin de réassurance la journée et que l’on pense que l’enfant fait «  des caprices » ! C’est là, un sujet que j’aborde dans un autre accompagnement 🙂 

On continu sur les étapes du développement, vers 10 mois il se tient debout sans appui souvent sans s’en rendre compte car il tient deux objets en même temps dans les mains. Petit-à-petit il maîtrise la station debout ce qui va lui permettre l’apprentissage de la marche. C’est le moment d’investir dans un pousseur ou un pouf en bois assez lourd que l’enfant pourra transporter partout. Je te mets le lien vers un pouf en bois et vers un trotteur super. 

Du côté de la motricité fine l’enfant fait preuve de plus de précision, il accorde de l’importance aux détails. Il aime partager, l’empathie est un réflexe pour lui. Il va énormément remplir et vider, prendre et donner… C’est le moment idéal pour lui proposer des activités de transvasements.

ENTRE DOUZE ET DIX-HUIT MOIS

En général, l’enfant fait ses premiers pas. La marche est encore instable, les pieds ont du mal à aller exactement où l’enfant le voudrait. C’est le temps des chutes et des bobos! Sécurise à fond la maison pour éviter les arêtes des meubles et leurs coins saillants, les prises, les tiroirs, les objets dangereux et fragiles… Bref tu l’auras compris, il est temps d’adapter l’environnement à l’enfant 🙂 

Il est capable de te retourner toute la maison tant son besoin de découvertes est important. Il fouille, il ouvre tout, il grimpe… Il est enfin debout!
Il réussi à se baisser sans perdre l’équilibre et ce qui l’attire  le plus, surement, c’est les escaliers! 

Puis, au fil des mois, quand la marche sera bien acquise, il va courir et essayer de sauter. Oui, tu peux fondre, c’est un moment absolument craquant! 

L’enfant va vouloir dessiner, c’est le moment pour lui offrir des activités qui sensibiliseront sa pince qui lui permettra beaucoup plus tard de savoir tenir un crayon pour l’écriture. Ces gestes sont plus précis tu  peux lui proposer des activités plus ciblées autour de cette pince. 

ENTRE DIX-HUIT MOIS ET VINGT-QUATRE MOIS

Il a développé la quasi totalité de ses capacités motrices. 

C’est la période d’imitation. Il va adorer aider dans les taches du quotidien, il regarde et scrute le moindre de tes mouvements. Il a intégré l’environnement depuis des mois et maintenant il est prêt à y participer : vider le lave vaisselle, mettre la table, mettre le linge dans la machine à laver ou le sèche linge, nettoyer la table avec un chiffon humide… Tout est une source pour lui permettre d’améliorer ses compétences. Alors attention de ne pas trop le prendre pour un bébé, il a besoin de développer ces choses là, il a besoin de participer à la vie familiale. Cela va lui permettre de développer sa confiance en lui et s’assurer de sa place au sein de la famille. 

C’est aussi la phase « pré-verbale », il va commencer à dire ses premiers mots, à construire des phrases simples : « bobo là » « veux pas » « pas dodo »…

Si je peux me permettre de te donner un conseil : n’utilise pas le langage bébé. Certains enfants disent encore le « coin-coin’ à l’école. Il faut vraiment éviter, pour lui plus tard, de lui parler ainsi; ce n’est pas le « ouaf-ouaf » mais le chien. Il acquière le langage tout petit. En lui disant toujours les vrais mots même quand il ne sait pas encore parler, tu lui permet d’acquérir le bon vocabulaire. Il dira: « La vache qui fait  « meuh » » et non pas la « meuh-meuh ». Vraiment j’insiste sur cela car nous sommes trop nombreux à limiter notre vocabulaire lorsque l’on s’adresse à un bébé. Pourtant, il va vraiment s’imprégner de tout le vocabulaire que tu auras mis à sa disposition depuis toujours. C’est pour cela que j’utilise des activités complexes comme l’apprentissage des noms des différents champignons. On pourrait croire que c’est trop pourtant non… Ça lui apprend qu’il existe différentes sortes de champignons, de fleurs, de feuilles, de moyens de locomotions ou encore de dinosaures… ça construit sa culture et son amour pour les mots et la lecture. On reproche souvent aux enfants de ne pas être intéressés par ce qu’ils apprennent encore mais c’est parce qu’on les a conditionnés à s’arrêter au minimum. 🙂 

Au niveau moteur, l’enfant va pouvoir porter et déplacer des objets lourd en marchant. Il adore ça! Il joue au ballon en le jetant avec les mains mais aussi les pieds.
C’est le temps des parties de foot avec papa et maman. 

La danse, la musique et la lecture font partie intégrante de son quotidien 🙂 

Souvent, je suis contactée par des mamans désespérées parce que leur enfant est en constante opposition. Il fait d’énorme crise et elles ne savent plus comment décrocher de ce climat anxiogène. Certaines n’en peuvent tellement plus qu’elles redoutent de retrouver leurs enfants après le travail… En réalité, le problème n’est pas le fait que l’enfant s’oppose mais plutôt que l’adulte ait envie d’imposer sa vision des choses à l’enfant sans jamais prendre soin d’écouter l’enfant. Et je sais que là je vais surement te choquer mais le conflit d’opposition vient du parent et non pas de l’enfant.

 Toute cette période est essentielle pour l’enfant, il découvre et explore l’unicité de sa personne. Il a besoin que l’on respecte ses envies, ses désirs et ses besoins comme ceux d’un adulte. C’est-à-dire qu’il existe vraiment à part entière et qu’il est peut être parfois différent de ses parents et ses choix sont parfois à l’opposé de ce que le parent aurait envie pour son enfant. Je fais référence au besoin de gagner du temps en faisant à la place de l’enfant parce qu’on ne peut pas passer 40 minutes pour qu’il mette sa paire de chaussure seul. Alors, on limite l’autonomie voir on en prive totalement l’enfant et on se retrouve dans une crise de nerf absolument ingérable alors que l’enfant veut juste faire. Or, c’est plutôt à l’adulte de savoir que ça va prendre 40 minutes, de ce fait, je prévois ça quand je sais que l’on va sortir 🙂 

C’est une question de changement de point de vue, de lâcher prise et d’organisation. 

DE VINGT-QUATRE MOIS A TRENTE SIX MOIS

L’enfant a une énergie folle sa curiosité est à son paroxysme! Il adore être en extérieur, toboggan, bac à sable, maisonnette, jardinage, vélo, draisienne, trottinette…n’ont plus de secret pour lui. Il explore l’environnement et s’y sent parfaitement bien. 

C’est le début de « c’est moi y fait » «  moi tout seul » « c’est mon mien » il va avoir besoin d’être autonome. Ne coupe pas ce besoin c’est capital pour son développement! Tu n’as pas le temps de prendre le temps? Une raison de plus pour le laisser faire en autonomie. Tu lui prépares ses affaires il s’habille seul pendant que tu passes l’aspirateur ou que tu vides le lave vaisselle. Anticipe ce temps que ça va lui demander en plus en lui demandant de se préparer plus tôt. 

Il se peut qu’à ce moment l’enfant disent « non » à tout ce que tu lui proposes. C’est un simple effet boomerang de ce qu’on lui aura imposé. Si tu lui a dis non à tout ce qu’il veut faire, découvrir, toucher, etc., il va par imitation, qui est un des moyens les plus naturels pour apprendre, reproduire avec la même intensité que tu auras eu à lui interdire tout, te dire « non » « veut pas »! 

Ce qui me fait de la peine, c’est que c’est généralement à ce moment que l’on catégorise les enfants de « capricieux » à vouloir tout commander… En réalité, cette période pour l’enfant est douloureuse. Son cerveau encore immature l’empêche de raisonner convenablement et il vit les choses sans aucun filtre. Il n’a pas les connexions cérébrales qui lui permettent de raisonner. Ce n’est pas qu’il veut pas c’est qu’il ne peut pas. Alors, quand il vit des chagrins, ses chagrins sont les pires que tu puisses vivre et quand il a peur, il est terrorisé comme dans tes pires cauchemars….

 Alors notre rôle est d’accompagner l’enfant dans ses découvertes, de le guider en lui montrant l’exemple en prenant le temps pour qu’il puisse comprendre, en adaptant l’environnement, les activités, les sorties, l’espace, la maison, l’emplois du temps, l’organisation… pour que tout cela réponde à ses besoins actuels car nous avons nous la capacité de raisonner et de savoir que ses capacités psychiques vont évoluer favorablement si l’environnement est chaleur, emphatique et rassurant 🙂 

La motricité fine se développe de façon fulgurante il va déballer des objets, dévisser des couvercles, trier des objets, peindre, faire des puzzles, de la pâte à modeler.. Bref, il aime créer. 

C’est aussi la période d’apprentissage de la propreté. Adieu les couches! Bonjour le pot! Je vous parlerai de la propreté dans un autre accompagnement 🙂 

Le langage fait des bons de géant, même un inconnu peut le comprendre, c’est le début de la collectivité ou pas mais en tout cas la sociabilisation est super importante! 🙂 

Le cerveau de l’enfant est une vraie usine à informations. Il enregistre tout ce que tu lui apportes. N’hésite pas à l’accompagner, à lui faire découvrir le monde et ses secrets. Et n’oublie pas, que c’est un être fragile en construction et que tout ce que tu lui apportes dans ses premières année de vie le construiront pour toute sa vie. 

J’espère que cette accompagnement t’auras aider à y voir plus clair. Que j’aurais su te guider ou consolider tes compétences. 

On se retrouve très vite dans un nouvel accompagnement 😉