Les émotions chez le tout petit

Dans cet accompagnement, je vais te parler des émotions chez le tout petit. Je vais essayer de t’offrir des pistes de réflexions pour t’éclairer sur ce qu’il se passe et se joue vraiment pour l’enfant 🙂

LES EMOTIONS C’EST QUOI?

La définition du mot EMOTION est : troubles subits, agitation passagère, causés par un sentiment vif de peur, de joie, de surprise etc..

Ce sont des réactions tout à fait logique face aux événements que nous vivons.
Nous avons nous les adultes beaucoup de pudeur vis-à-vis de nos émotions, nous les enfouissions souvent tout au fond de notre cœur par peur d’être jugé(e) ou rejeté(e).

C’est ainsi que nous avons tendance à faire attention à ce que nos enfants n’expriment pas trop fort ce qu’ils ressentent. Voir parfois, nous les empêchons de vivre les émotions qu’ils ressentent parce que ça surgit en nous comme quelque chose d’inacceptable et peut-être même d’honteux. C’est un peu comme se protéger soi-même de ses émotions parce qu’on a grandit sans savoir quoi en faire.

L’objectif de cet accompagnement tu te doutes bien, c’est de comprendre que les émotions sont précieuses et doivent être exprimées librement.

LES EMOTIONS CHEZ L’ENFANT

Les neuroscientifiques ont prouvé que le cerveau de l’enfant n’est pas encore construit pleinement. La zone du cerveau des émotions est très très importante chez le tout petit et ce jusqu’au moins 6 ans. C’est pour cela que les émotions sont vécues vivement et de façon amplifiées.

Il n’a pas les capacités de raisonnement qui lui permet de relativiser et de savoir qu’il y a des solutions à chaque situation. Ce qui veut dire que ce que vit l’enfant, il le vit avec tout ce qu’il est, de plein fouet, sans pouvoir s’auto-rassurer. Ce sont de véritables tornades émotionnelles qui les conduisent à avoir des attitudes et des réactions complètements disproportionnées.

Je suis sure que tu as plein d’exemples de moment ou ton enfant à « péter un câble » pour trois fois rien, à tes yeux. Je vais te donner un exemple : je suis avec ma fille de deux ans dans un parc de jeux et elle est sur la balançoire. Elle s’éclate comme une folle et d’un coup un enfant se rapproche du toboggan sur lequel elle était juste avant! Elle se met à hurler à dire « C’est mon mien, c’est mon mien! »… Tu vois la situation? Clairement, j’ai la capacité de raisonnement pour savoir que le toboggan est à tout le monde, que du coup elle continuera à y avoir accès dès que l’enfant aura fini de descendre. Mais elle pas du tout! Elle pense qu’elle ne pourra plus jamais faire de toboggan et que l’enfant lui a pris ce qui lui appartient.

Et voilà comment on catégorise un enfant de capricieux alors qu’il vit une violente tempête émotionnelle dont il ne peut pas se raisonner seul. L’attitude de l’adulte va être décisif :

  • « C’est pas le tien, tu le prêtes, c’est comme ça, arrête tout de suite ta crise. »
  • « Tu es paniqué(e) parce qu’il est monté sur le toboggan et tu as peur de plus pouvoir en faire? »

La première approche est de ne pas écouter le besoin et les émotions de l’enfant et les faire cesser radicalement sans même chercher à comprendre ce qu’il se passe.

La deuxième approche est de se placer en position empathique, prêt à essayer d’entendre et comprendre le besoin et l’émotion de l’enfant.

Forcément, je t’encourage à être dans la deuxième approche. Parce qu’elle permet à l’enfant plus tard de savoir exprimer ses émotions sans en avoir honte. Car c’est ce qui nous pourrit le cœur à nous tous. Nous avons besoin d’exprimer les émotions puisqu’elles commencent à s’apaiser quand on l’expriment avec des mots. Nous avons nous la capacité en tant qu’adulte et la maturité cérébrale pour aider et accompagner l’enfant.

Alors pour finir cet accompagnement, je t’encourage à garder dans ton cœur que l’enfant n’est pas capable de gérer ses émotions tout seul. Cela te permettra de vivre plus apaisement les tempêtes émotionnelles de l’enfant.

C’est tout pour cet accompagnement on se retrouve dans le prochain que tu auras choisi 🙂